Cette œuvre est un triptyque symbolique de l'évolution humaine et maçonnique :
1. Le Bas (Socle en Acajou) : Le Fondement. C'est le Conseil, la Tradition, la Connaissance immuable sur laquelle tout se construit. C'est la partie la plus "aboutie" et stable de l'œuvre.
2. Le Centre (Personnage en Ébène) : Le Travail. C'est l'homme en devenir. La dualité des tons (noir/marron) montre le combat intérieur entre l'ombre résiduelle (le profane, le vice) et la lumière qui commence à poindre (la vertu). L'homme est "en chantier" à la recherche de la Parole Perdue.
3. Le Haut (Maillet en Mérina) : L'Aspiration. C'est l'outil spirituel, la Volonté divine ou la Conscience supérieure (l'Ange Gardien en symbolique chrétienne) qui guide la main de l'ouvrier. Le blanc domine la matière sombre, signe que c'est l'esprit qui doit gouverner la matière.
En conclusion, l'artiste béninois a représenté non pas un simple artisan, mais le portrait de l'Initiation elle-même. Le tailleur de pierre, taillé dans l'ébène du doute et de la matière, brandit un maillet en Mérina (la pure volonté), posé sur un socle d'acajou (la Tradition et la Sagesse acquises). C'est une représentation parfaite de l'adage maçonnique : "Vis à l'équerre, agis avec la règle, unis par la chaîne, fortifie par le maillet."